Ada Marra

Ma candidature aux Etats:
un pari qui répond aux besoins d'aujourd'hui

 

Après 12 ans au Conseil national, dont 8 dans la commission de l’économie où je me suis particulièrement penchée sur la place financière suisse, je pense avoir acquis une bonne vision ainsi qu’une bonne connaissance des dossiers importants et qui sont un enjeu pour notre pays. J’aimerais pouvoir porter ces thèmes au Conseil des Etats qui a la structure et la possibilité d’aller à l’essentiel et au cœur des propositions s’il en a la volonté politique.

Mes priorités au Conseil des Etats sont celles que j’estime importantes pour le pays. Je ne développerai pas ici tous les défis tels que: l’égalité et la politique familiale, le climat et la transition énergétique, la prévoyance-vieillesse et professionnelle, notre rapport avec l’UE, le pouvoir d’achat, le marché du travail et la santé.

 

Je reprendrai 3 ou 4 thèmes mais auparavant je souhaiterais décrire le cadre dans lequel évolue aujourd’hui la Suisse et rend actuellement tout changement difficile. La Suisse a fait en 13 ans, 33 milliards d’excédents. Or, au lieu d’investir dans des projets dont la Suisse a besoin, l’idéologie du « tout à la dette » persiste. La dette s’élève à 40% du PIB. Aucun pays en Europe n’a une dette aussi basse. Il ne s’agit pas ici de dire qu’il faut renoncer à rembourser en partie la dette, mais il est temps de se préoccuper d’investissements. Même le groupe américain financier Bloomberg s’est penché sur ce phénomène et estime que la Suisse devait désormais moins s’intéresser au remboursement de sa dette qu’à des investissements. Pourquoi ? Parce que continuer sur cette ligne rendra la vie des habitant.e.s plus difficile et peut même mettre en péril l’économie.

 

Je vous parlerai donc de 2 investissements et 2 réformes qui me semblent primordiales :

Investissements

  • CLIMAT
    Après la guerre, l’Etat (Confédération et cantons) a investi massivement pour développer l’électricité et les routes dont nous bénéficions encore. Nous devons avoir le même courage et la même vision mais appliqués aux besoins d’aujourd’hui : énergie solaire, transports publics et logements à haute qualité environnementale. Ce sont des investissements primordiaux et dont il faut veiller que les coûts des améliorations ne soient pas reportés sur les personnes. Il faut une plus grande incitation du transfert de l’utilisation des transports individuels (aériens ou routiers) aux transports publics par exemple, en diminuant le prix du train par un investissement public. Je pense aux rénovations des logements qui ne doivent pas peser sur le locataire, etc…

 

  • MARCHE DU TRAVAIL
    Le marché du travail est en pleine mutation. La révolution numérique est en marche depuis quelques années. Cette numérisation devrait rendre les tâches plus rapidement effectuées et moins coûteuses. Cela devrait ainsi bénéficier aux salarié.e.s. Or aujourd’hui on assiste à un durcissement du marché du travail par l’exclusion en son sein des personnes de + de 50 ans. La moitié des + de 58 ans ne retrouvent plus de travail. Une offensive massive dans la formation continue est donc indispensable et ce, en cours d’emploi. Même Mme Claudine Amstein, directrice de la CVCI l’a admis dans les colonnes de 24 heures.

 

Réformes assurance

  • 2ème PILIER
    La question de son financement est discutée et il y a quelques jours les syndicats et les milieux patronaux ont fait une proposition. Elle sera évidemment discutée dans les différents partis. En ce qui me concerne je porterai une attention particulière au sort qui sera fait aux femmes dans ce domaine et aux petits salaires. Si le comment « on finance » est important, le « qui » n’est pas des moindres. Les femmes ne peuvent subir la double peine. Subir une politique familiale qui les empêche de sortir du cercle familial, qui ne reconnaît pas leur travail de care et qui les pénalise ensuite dans la prévoyance professionnelle.

 

  • CONGÉ PARENTAL
    La société a évolué. La Berne fédérale moins. Les pères veulent s’investir dès la naissance des enfants auprès de leurs enfants. Une vision moderne serait un congé parental digne de ce nom. D’une part il y a l’initiative de Travail.ch ( qui veut accorder un congé paternité de 4 semaine), la proposition du Parlement (congé paternité de 10 jours), et de l’autre une proposition encore peu claire de la droite demandant un congé parental mais qui empièterait finalement sur le congé maternité. Il faut trouver une solution car investir dans un congé parental n’appauvrirait pas l’économie.

 

Je souhaite porter également à Berne la voix de notre canton et de toutes les vaudoises et les vaudois. Il faut en effet rester attentifs à toutes celles et ceux qui ne sont pas forcément sous les projecteurs, les régions que l’on appelle périphériques et à leurs besoins spécifiques. Ainsi je resterai attentive aux développements nécessaires de l’offre ferroviaire dans la Broye ou encore la desserte en TGV de Vallorbe. Pour faire aboutir ces dossiers et d’autres afin de faciliter la vie des vaudoises et des vaudois, il est essentiel de savoir nouer des alliances en écoutant chacun.e et s’efforcer de trouver le compromis qui convient. Je m’engage à trouver des solutions pour les vaudoises et les vaudois.

 

C’est avec plaisir que je ferai campagne avec ma collègue Adèle Thorens que je connais depuis plus longtemps encore que nos 12 ans communs à Berne, pour amener la voix du changement de paradigmes sociétaux que nous ont demandé les manifestants en cette année 2019.

 

Pour plus d'information sur mon engagement: www.adamarra.ch